Pour beaucoup, la Bible est un texte sacré. Mais ce qui me touche plus que cette valeur en soi, c est le sacré qui s est ajouté, l ouvre des innombrables lecteurs, commentateurs, savants qui ont consacré a ce livre le plus clair de leur vie. Le sacré de la Bible est devenu, a travers eux, une civilisation. Il m arrive d etre frappé par la beauté d un vers qui a perdu son éclat en quittant sa langue maternelle. Ainsi la ligne 39 du psaume 105, ou l on chante Dieu guidant les Hébreux dans le désert.
Le texte officiel de l Église le traduit : Il étendit une nuée pour les protéger. Mot a mot il s agit au contraire de : Il étendit un nuage comme un tapis. Illustrer la Bible d une note nouvelle :
non pas pour apposer en bas de page, a l infini, une autre signature, mais pour refléter une part de la lumiere qu elle offre, meme au dernier de ses lecteurs.